La situation dans le secteur du transport international et professionnel s’oriente vers une montée des tensions, après l’annonce par des acteurs du secteur d’une grève nationale générale prévue la semaine المقبلة. Ces derniers accordent au gouvernement d’Aziz Akhannouch un délai d’une semaine pour répondre à leurs revendications, qui portent à la fois sur la flambée des prix des carburants et sur les difficultés liées à l’obtention des visas, menaçant ainsi les moyens de subsistance de milliers de chauffeurs.
La question des visas Schengen figure en tête des préoccupations. Les professionnels dénoncent les longs délais de traitement des demandes ainsi que le durcissement des procédures imposées par les consulats européens, ce qui complique considérablement l’exercice normal de leur activité.
Ils critiquent également le système des “90 jours” appliqué aux visas actuels, estimant qu’il ne correspond pas à la nature de leur métier, qui exige des déplacements constants à travers les frontières.
Dans ce contexte, les professionnels appellent à la mise en place d’un visa professionnel spécifique, garantissant leur liberté de circulation et la protection de leurs droits. Ils pointent du doigt l’absence de réaction concrète du ministère des Affaires étrangères et le manque d’initiatives visant à faciliter la mission de ces travailleurs, considérés comme un maillon essentiel de l’économie nationale.
Par ailleurs, la hausse continue des prix des carburants demeure un facteur majeur de contestation. Les organisations professionnelles jugent que le soutien gouvernemental actuel est insuffisant pour faire face à l’augmentation des coûts, ce qui a fragilisé de nombreuses petites et moyennes entreprises, voire entraîné la faillite de certaines.
Les professionnels réclament également l’adoption rapide du projet de loi sur l’indexation, afin de lier les tarifs du transport à l’évolution des prix des carburants, dans le but de les protéger contre les fluctuations des marchés internationaux.
Dans l’attente d’une réaction des ministères du Transport et des Affaires étrangères, tous les regards se tournent vers la semaine prochaine : soit une ouverture au dialogue avec des solutions concrètes concernant les visas et le système de soutien, soit un blocage du secteur du transport, susceptible de s’étendre à d’autres secteurs vitaux, plaçant ainsi le gouvernement face à des défis économiques et sociaux croissants.

